DANS LE CADRE DU FESTIVAL CULTURES D’ESPAGNE
organisé par Horizontes del Sur
Jeudi 23 mai, 18 heures
Conservatoire de Marseille
ENTRÉE LIBRE

CONFÉRENCE SUIVIE D’UN CONCERT de musique baroque espagnole

Eleonora de la Peña, soprano et Christine Lecoin, clavecin
et des élèves et professeurs du Conservatoire des classes de clavecin, contrebasse, guitare, mandoline , violon et chant
L’ensemble de guitares Agnès Condamin

Extraits de zarzuelas baroques  par Eleonora e la Peña :
« Confiado jilguerillo… » (Acís y Galatea d’Antonio de Literes) ;
« Llegar ninguno intente…» (Para obsequio de la deydad, nunca es culto la crueldad, de José de Nebra).

Benito Pelegrín

Le vers de romance de la comedia et le recitativo secco de l’opéra baroque italien

À l’exception des États pontificaux et Venise, depuis la fin du XIIIe siècle, presque toute la Péninsule italienne est dominée par l’Espagne jusqu’au Traité d’Utrecht de 1713, qui ne rompt pas pour autant les liens qui sont dynastiques.
Si l’effervescence culturelle italienne nourrit toute l’Europe, le bouillonnement du Siècle d’Or espagnol est aussi sensible en Italie. À la naissance florentine du dramma per musica (L’Orfeo de Monteverdi, 1607) correspond Arte nuevo de hacer comedias en este tiempo (1609), la théorie théâtrale de Lope de Vega qui codifie versification et affects. Le théâtre baroque espagnol se joue dans toute l’Italie, en langue originale ou traduit. Le fertile Lope de Vega est passionnément étudié, loué, dans les cénacles érudits italiens. Ses succès, et ceux d’autres dramaturges espagnols comme Calderón, alimentent les scénarios de la Commedia dell’Arte et autres scènes, notamment lyriques. Des recherches récentes ont répertorié l’importance de ces emprunts thématiques espagnols par les librettistes italiens.
Cependant, reprenant mes recherches anciennes, c’est au niveau structurel et formel que je m’attacherai pour tenter de montrer que la théorie de Lope, sa polymétrie, dont le romance pour les récits (relatos) peut expliquer la naissance du recitativo (« récit» en français) suivi de l’aria qui va scander ce qu’on appellera plus tard opéra : deux procédés d’écriture rapide qui expliquent la rapidité d’exécution de ces œuvres baroques, parlées ou lyriques, par leurs prolifiques auteurs (quelque mille pièces répertoriées de Lope de Vega).

TOUT LE PROGRAMME DU FESTIVAL