Merveille du Venezuela

Avec ses 2.140 km de long, le fleuve Orénoque serpente au milieu de la nature vierge et son bassin couvre près de 900.000 km2 de jungle. Aussi, moins connu que le fleuve Amazone nettement plus long, l’Orénoque offre au voyageur ébahi une richesse unique de faune et de flore. La raison est que la majeure partie du fleuve reste inaccessible.

Aujourd’hui, seules les dernières tribus amérindiennes, dont la plupart sont en voie d’extinction, vivent le long de l’Orénoque. Elles représentent 2% de la population du Venezuela. Il s’agit principalement des tribus Warao et Yanomami (18.000 et 15.000 individus).

A l’inverse de son fleuve cousin, l’Orénoque est navigable sur une grande partie de son cours et ce qui favorise l’exploration. C’est ainsi que l’on peut avoir la chance inestimable d’observer dauphins roses, caïmans, hérons ou encore singes hurleurs…

Une biodiversité exceptionnelle

Sur le plan géographique, la région est constituée d’une extrême vérité de reliefs : forêt tropicale, haute montagne, plaine humide… Elle abrite une quantité considérable de microclimats qui permettent un développement serein de toute forme de vie.

De même, on y recense 1.300 espèces d’oiseaux et 300 espèces de mammifères, comme le jaguar. De même, 500 espèces différentes de grenouilles, ou 250 de reptiles, habitent tranquillement les abords du fleuve! Et nous parlons pas des 1.000 sortes d’animaux marins…

La végétation n’est pas en reste avec ses 30.000 variétés recensées. Le bassin de l’Orénoque compte parmi les derniers écosystèmes encore intacts de la planète.

De la source méconnue au delta fascinant

Durant des siècles, ce fleuve mystérieux a fasciné explorateurs et aventuriers. Alors que Christophe Colomb avait identifié son embouchure en 1498, la source de l’Orénoque n’a finalement été formellement découverte que dans les années 1950.

A ce jour, la source officielle se situe dans le Cerro Delgado-Chalbaud au coeur de la Sierra Parima qui sépare le Brésil du Vénézuela. Mais cette région étant l’une des plus hostiles et des plus inaccessibles de la planète, un doute subsiste encore sur son emplacement exact.

Le delta reste quant à lui une splendide contrée sauvage de près de 30.000 km2 : 300 canaux, îles vierges, marécages, maisons sur pilotis…

On y va?

La meilleure saison pour y aller reste le mois de septembre, le mois le plus sec. C’est également la meilleure période pour l’observation de la faune et la flore.

Quant au type de voyage, il est généralement constitué d’un périple par bateau partant de l’embouchure, au nord-est de la ville de Ciudad Guyana au Venezuela.

Pour vous donner envie, voyez cette petite vidéo !