Les chutes d’Iguazú : classées au patrimoine mondial de l’Unesco

Les chutes d’Iguazú sont constituées de 275 cascades qui s’étendent sur 2,5 kilomètres, à la frontière de l’Argentine et du Brésil. Et pour notre plus grand bonheur, ces deux pays ont su parfaitement mettre ce site en valeur.

“Pauvre Niagara !” s’est exclamée Eleanor Roosevelt, épouse du Président des Etats Unis découvrant cette merveille naturelle pour la première fois. Car si les chutes du Niagara sont impressionnantes, les cascades d’Iguazu sont tout bonnement inoubliables! D’ailleurs, beaucoup les considère comme les plus belles du monde, même devant les chutes Victoria en Afrique.

Ces splendides chutes sont situées au confluent des fleuves Iguazú et Paraná, au coeur d’une faille géologique créée il y a 200.000 ans. Leur force est telle que le débit est de 1.800 mètres cube par seconde. C’est une quantité d’eau trois fois plus importante que celle qui se déverse dans le Niagara.

La plus haute de ces chutes, et certainement la plus impressionnante, s’appelle la Garganta del Diablo, la “Gorge du Diable”. Elle se dessine en forme de U, dont la bordure mesure 700 mètres de long et son ouverture 150 mètres de large. Quant à son front, il mesure 90 mètres de haut, alors que la cascade la plus haute du Niagara ne culmine qu’à 53 mètres !

Une biodiversité protégée par des parcs nationaux

Outre les perspectives infinies que les chutes d’Iguazú offrent aux visiteurs époustouflés, ce lieu unique est aussi un écrin de biodiversité.

En effet, ces véritables cataractes mugissantes provoquent un nuage de bruine qui s’élève largement au dessus des falaises constitutive des chutes. Au coeur de la forêt amazonienne, ce nuage de vapeur répand une multitude de gouttelettes d’eau sur les deux parcs nationaux. Le Parque Nacional Iguazú, en Argentine, et le Parque Nacional do Iguazú, au Brésil, abritent ainsi une faune abondante. Car cette couche d’humidité permet la création d’une atmosphère idéale pour le développement d’une biodiversité animale et végétale.

Parmi cette faune abondante figurent notamment :

  • les toucans à l’énorme bec orange,
  • les singes moines à calotte noire,
  • les farouches coatis
  •  2000 espèces végétales différentes

La légende Guarani

Dans les temps anciens, le fleuve Iguazú était habité par un énorme dieu-serpent que l’on appelait M’Boi. Chaque année, tous les villages du peuple Guarani donnaient en offrande au terrifiant serpent la plus belle fille de leur peuple.

Une année, Naipi, la fille du chef, fut élue la plus belle fille de la tribu pour être sacrifiée et jetée dans les eaux. Elle fut donc promise à M’Boi. Malheureusement, la belle aimait en cachette le guerrier Tarobà qui l’aimait en retour. Le valeureux jeune homme tenta en vain de convaincre les anciens de l’épargner. Alors, la veille des noces, profitant de l’ivresse générale de la soirée de fête, il enleva Naipi. Et les amoureux s’enfuirent par le fleuve en canoë.

Réveillé par le bruit des rames, M’Boi, dans sa rage, donna un coup de sa queue de serpent sur le fleuve et créa une énorme crevasse où se perdirent les amants… Naipi fût transformée en rocher et Tarobà en palmier surplombant les chutes. Ainsi, pour l’éternité, il devra contempler sa belle sans jamais pouvoir la toucher.

Caché dans la Garganta del Diablo, le dieu-serpent rit encore du sort des amants maudits et veille à ce qu’ils ne puissent jamais se rejoindre. Mais on dit que les jours de soleil, un arc en ciel unit l’arbre et le rocher…

Le bruit des chutes masquent le rire terrible, sauf pendant les périodes de sécheresse. Et c’est ainsi que les guaranis ont appris à écouter les rires et les pleurs de la nature.

Voyez une magnifique vidéo : ici