Potosí n’est pas la destination favorite des touristes venus en Bolivie.

Pourtant, cette cité, nichée à 4000 mètres d’altitude, illustre la puissance de l’empire de Charles Quint. Ce dernier lui donna d’ailleurs pour devise : ” Je suis la riche Potosí, le trésor du monde, la reine des montagnes et la convoitise des rois.” Alors que la ville dispose aujourd’hui près de 133 000 habitants, faisant d’elle la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde, elle en comptait plus de 165 000 au XVIIème siècle. Et elle demeura la ville la plus riche d’Amérique pendant près de deux siècles. A cette époque, Potosí accueillait le plus grand site “industriel” du monde : un complexe système d’aqueducs, de lacs artificiels et d’énergie hydraulique, assurait l’extraction du minerai.

La raison d’une telle convoitise fut le Cerro Rico (la montagne riche) et ses filons d’argent. Cette mine, qui vit malheureusement mourir plus d’un million d’êtres humains au service des colons, contribua à sa gloire.

Ce précieux métal reste omniprésent sur tous les monuments, églises et couvents. Mais la ville regorge d’autres petites merveilles : des façades baroques animées de couleurs, des ruelles pleines de vie, des fanfares bariolées et de la gaité à tous les coins de rue !

En tant que témoignage de ce passé colonial, la cité offre de nombreux chefs d’oeuvre d’architecture parmi les 22 églises paroissiales ou monastiques, la tour Compania de Jesus et la cathédrale. La Casa de la Moneda (l’hôtel de la monnaie) propose également au visiteurs une magnifique galerie de tableaux ainsi qu’une exposition relative à l’argent.

Pour se rendre à Potosí , il faudra prendre un bus ou un 4X4 depuis La Paz ou Oruro, la route offrant de splendides panoramas. La meilleure période pour la visiter est certainement entre juin et août, où on peut avoir un petit 4°C le matin…

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