Un train vertigineux pour relier Guayaquil à Quitó

Construite au début du XXème siècle, cette ligne de train de plus de 460 km était destinée à relier Guayaquil à Quitó, les deux villes les plus importantes du pays. La ligne partait donc de la plaine pacifique pour atteindre la capitale à 2.850 mètres d’altitude, au travers de la Cordillère des Andes.

Aujourd’hui, la voie n’est plus utilisable que sur un seul tronçon d’environ 15 km, entre Sibambe et Alausi. En effet, victime de plusieurs tremblements de terre et inondations, la ligne initiale n’a pas survécu. Le phénomène météorologique El Niño a de ce fait contribué à la disparition de nombreuses lignes de train d’Amérique Latine.

Le nez du Diable pour perturber l’ascension

Un ingénieux système ferroviaire de marche avant et de marche arrière, tout en zigzag, permet au train de se hisser jusqu’aux plus au plateaux. Mais surtout, il permet d’éviter cette paroi vertigineuse, presque verticale. La forme de cette roche rappelle étrangement le nez du démon. Sa construction fut des plus périlleuses, compte tenu de la géographie de la région et de la dureté de la roche. Aussi, de nombreux accidents mortels ont jalonné son parcours. Il n’en suffisait pas moins pour que les équatoriens l’appellent El Nazil Del Diablo !

Un train où on voyage… sur le toit!

El Nazil del Diablo traverse des paysages grandioses en surplombant plusieurs gorges immenses. Il escalade fièrement la montagne à pic et demeure l’un des trajets des plus impressionnants du monde.

Le paysage se savoure sur le toit du wagon et les sensations face aux abrupts sont uniques : âmes sensibles, s’abstenir! Par contre, il faudra alors ne pas oublier de prendre une petite laine pour les frileux !

Trois départs sont prévus par semaine, dans les deux sens. Les températures sont constantes tout au long de l’année, mais la période de juin à août reste la plus sèche.

Si ça vous dit : regardez ça